dimanche 9 octobre 2016

La déchéance numérique - Franswa


La déchéance numérique-Franswa


L'histoire : 


Une sale journée au boulot pour Arthur,  jeune as de l'informatique, semble déclencher un effet boule de neige : s'ensuivent des doutes sur les sentiments de ses proches à son égard, des soupçons de trahison, des interrogations sur son quotidien, son univers sentimental et professionnel.

Quelques personnages :
Julia, compagne d'Arthur
Vincent, un ami d'Arthur
Julien, collègue antipathique
Suzie, sœur d'Arthur
 et d'autres qui apparaîtront plus tard

Mon avis :


(Mes impressions, chronologiquement)

Le personnage de Arthur Perrier est bien étudié, un jeune parmi tant d'autres (enfin bon, oui et non, car Arthur possède un talent peu commun, celui de relever les défis les plus complexes de l'informatique).
Je ne suis pas sûre d'avoir compris le coup des échanges de données Usa-France (tout au début).
Réaliste l'histoire de la montée des étages liée à l'ascension professionnelle.
Je n'ai pas compris le coup de "feu ma mère" puisque la mère en question vient de les inviter pour Noël.

L'auteur nous offre de belles envolées lyriques, pleines de sel et de mordant, sur l'amour, les amis, la famille, et sur les choix à faire pour ne pas passer à côté de sa vie.

Au fur et à mesure que je découvrais le quotidien d'Arthur, je me suis dit  plusieurs fois que le petit côté "technologie" du  titre du roman risquait d'intimider des lecteurs et de les priver d'une belle lecture.

On suit avec plaisir Arthur dans ses interrogations, ses confessions, même si parfois des phrases interminables donnent un peu le tournis. Mais l'humour est le plus fort, et on se laisse emporter, le sourire aux lèvres, dans les assertions, suppositions, comparaisons, confrontations, supputations
Même si le protagoniste rit parfois jaune, on ne peut qu'être touché par la sincérité de ses états d'âme et par sa quête de solutions c'est-à-dire sa quête de lui-même.

"Ma mère n'avait pas de verres à pied excédentaires mais  elle disposait de quelque chose pour moi : le nom d'u  psychiatre,  un certain docteur Berdot, celui qui avait nettoyé chez sa copine Berthe les miasmes de la folie"

J'ai aimé la façon dont l'auteur raconte les rapports aigres-doux d'Arthur avec des parents fortunés et conventionnels (enfin, on découvre qu'il ne le sont pas tant que ça, finalement ...) plongeant Arthur, après chaque repas familial, dans les méandres des pourquoi et des comment de son enfance (les changements impromptus d'époque déboussolent parfois mais font aussi partie du charme du roman).

Sympathiques, dans La déchéance numérique,  les monologues où Arthur parle des femmes qui le subjuguent.. et celles où il les séduit (les scènes et le vocabulaire sont de notre époque, et commentées de façon typiquement masculines, mais comment s'en offusquer ? c'est si bien raconté )

La manière dont les circonstances, par leur soudaineté, vont aider Arthur à faire le tri dans ses envies, ses rêves, ses exigences et ses sentiments est également très bien orchestrée :  à aucun moment on ne s'ennuie car les rencontres se succèdent et ne se ressemblent pas, illustrant avec talent l'univers d'un jeune homme doué, dynamique et pourtant toujours à la recherche de sa véritable voie, quête désormais non pas tant professionnelle qu'existentielle.
Le dénouement s'impose de lui-même comme une évidence...

En résumé : j'ai beaucoup aimé le roman "La déchéance numérique" et je vous le conseille vivement !

Bémol :  le texte a besoin d'une relecture
----------------------
Mon commentaire sur Amazon :




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire